Aspects pathologiques du réflexe myotatique

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Plusieurs cas de figures signent une anomalie des réflexes révélant un état pathologique.


Areflexie / Hyporeflexie


L’absence d’un réflexe (aréflexie) ou sa diminution (hyporéflexie) est caractéristique d’un syndrome neurogène, signant une interruption de l’arc réflexe à un niveau quelconque de son trajet. L’abolition d’un réflexe a donc une valeur localisatrice : en cas de lésion au niveau d’un segment radiculaire, le réflexe correspondant est aboli.

Quelques exemples :


Hyperréflexie


L’exagération d’un réflexe (hyperréflexie) est caractéristique du syndrome pyramidal Il fait suite à une atteinte de la voie pyramidale. La voie pyramidale est la voie de la motricité volontaire, voir point 6 ci-après). . L'exagération de la réponse se manifeste par un réflexe :
- d'une trop grande amplitude,
- polycinétique (clonus Réponse réflexe itérative et inépuisable suite à l’étirement brusque d’un muscle. Par exemple, un clonus au niveau de la cheville est obtenu en maintenant l’étirement du triceps sural par une flexion passive de la cheville. : plusieurs réponses évoquées par une seule stimulation)
- diffus (contraction diffusée aux autres muscles et zone réflexe élargie)


Elle s'accompagne habituellement d'un accroissement du tonus musculaire (hypertonie spastique)


Á noter aussi que l’examen des réflexes se faisant de manière bilatérale et comparative, toute asymétrie est pathologique.



En savoir plus

La manœuvre de Jendrassik

L’examination des réflexes ostéo-tendineux nécessite une décontraction et un relâchement musculaire complet du patient.

Ainsi avant de conclure à une aréflexie, il est nécessaire d’utiliser une manœuvre de facilitation, qui consiste à demander au patient de réaliser une contraction volontaire dans un territoire différent de celui du muscle exploré.

Ainsi lors de l’exploration des réflexes des membres inférieurs, on utilisera la manœuvre de Jendrassik qui consiste à demander au patient de joindre ses deux mains et d’exercer une traction.

Cette manœuvre a pour but d’accroitre l’excitabilité des réflexes ostéo-tendineux du membre inférieur, via une augmentation de l’activité des motoneurones gamma.